Histoire des rues
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Vous trouverez ci-dessous l'explication des noms de quelques rues et chemins dont certains ont des origines très anciennes :
bulletLa rue CHOQUART :
un certain M. Choquart possédait quelques biens en ces lieux
bulletLa rue du Château :
Elle est censée rappeler l'existence d'un Château fortifié au Moyen-Age. On l'appelait également "rue carrée"
bulletLa rue des Carrières :
Là, les élus ont hésité entre "rue Saint-Vaast" et "rue des Carrières" . Saint-Vaast est, il est vrai, le vénérable Patron de la Paroisse et à, mi-côte, une pompe qui porte son nom, a alimenté pendant des siècles, les foyers du secteur en eau claire. Les édiles ont néanmoins retenu le second terme parce que c'est celui qui figure au cadastre depuis son établissement et qu'il rappelle l'existence, dans ce secteur marécageux, de carrières de silex ou de tourbe.
bullet La rue de la Barre :
C'était l'ancien camp à Le Barre (fief du chevalier De La Barre) qu'on retrouve attesté déjà en 1386 et au XVIIIe siècle.
bulletLe Tombeau :
Il est vrai que des siècles se sont écoulés depuis qu'un mérovingien fortuné choisisse cet endroit pour se faire enterrer et cette page du passé est tombée dans l'oubli. Pourtant la rue du Tomboy est citée dans un acte en 1533 (Remarquons que cette orthographe correspond à la prononciation en patois du mots "tombeau").
bulletLa plaine de Marina :
C'est le professeur Berger qui a retrouvé l'explication dans les grimoires de la bibliothèque de Saint-Omer. Ces terrains ont appartenu en effet, vers 1665, au Gouverneur de la Ville, Lieutenant du Roy, qui s'appelait le Seigneur de MARIGNA.
bulletLe chemin du Pont de la Sure (qu'on trouve également orthographié "Chemin de Lassus") :
Ce nom vient du flamand "SEUYE" qui désigne un ruisseau d'écoulement. Seuye, suivant l'accent et l'interprétation, est devenu progressivement Sure.
bulletLieu-dit "L'arbre à bosses" (en patois ch'l'appe à boches) :
Ce vieil arbre tordu était peut-être l'arbre de la Liberté mais les services de l'Equipement ont cru bon le supprimer et il n'est plus présent que dans la mémoire des anciens.
bulletLa rue de la Gare :
Dont le nom est censé pérenniser le souvenir de la voie ferrée d'intérêt local d'Aire à Berck (1880-1950).
bulletLa rue de Monbus :
Monbus est la déformation de Maubus (mauvais bois). MAUBUS est attesté dès 1292. C'est une ancienne seigneurie dont nombre de Seigneurs apparaissent dans les actes du 13e au 16e siècle.
bulletLa place du Rietz :
Le Rietz autrefois était une terre en friche mais cette étendue non cultivée servait à bien d'autres usages car autour d'elle gravitait toute la vie locale.
bulletLa rue des Champs Lambert :
Ainsi dénommée parce que Lambert, évêque de Thérouanne, qui était aussi Abbé du Monastère de Saint-André à Witternesse, possédait quelques arpents de terre dans ce secteur.
bulletLe chemin des Charbonniers :
Ainsi nommée car c'était l'itinéraire, au 18e et 19e siècle, des attelages qui allaient se ravitailler en tourbe à Blessy.
bulletLe chemin des Grands Rietz :
Il conduit au lieu-dit du même nom où un espace assez considérable de terrains communaux en "rietz", c'est à dire en friches incultivables. Ces terrains furent vendus en 1950 pour financer la construction de l'école de Marthes.
bulletLa rue de la Halte :
rappelle que "le train de Fruges" y faisait une halte.
bulletRue de Langlet :
Elle s'écrit "Lenglet" dans un acte du 20 mai 1780. Nom logique puisque cette rue se courbe en trois angles très nets.

Remerciements à Melle Marie-Thérèse DELMAIRE (Extraits du Bulletin Communal de l'an 2000)